Before Midnight, de Richard Linklater

seau popcornseau popcorn    L’échange franco-américain le plus long de l’année

couple

Des relations franco-américaines au beau fixe

Before Midnight sauve in extremis les meubles grâce au potentiel perçu derrière un scénario qui peine pourtant à trouver sa pleine expression. La crise de couple quarantenaire aux odeurs d’oliviers et de feta que traverse le temps d’une journée Jesse (Ethan Hawke) et Céline (Julie Delpy) embarque le spectateur dans un long chemin champêtre rythmé par l’ennui comme par l’identification de chacun à cette dialectique ancestrale qui sépare la logique masculine de la féminine.

L’interprétation de Richard Linklater des Hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus trouve dans ce troisième volet* un aboutissement au ralenti, parfois euphorique, souvent soporifique, qui semble se fatiguer lui-même. Les quelques réparties percutantes de ce scénario entièrement construit sur le dialogue s’effacent trop souvent au profit de la torpeur écrasante de l’été grec et d’images stéréotypés de vacances privilégiés à la Petits Mouchoirs.

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Tu sens bon darling

Julie Delpy perd dans ce film la fantaisie poétique qui fait le charme de ses propres réalisations (Two Days in Paris, Two Days in New York) pour ne garder que la crispation inhérente à la dispute de couple. Le sujet et ses expressions ont beau être universels, la largeur du public visé ne suffit pas à fédérer l’attention de tous. L’exercice, certes, est  périlleux : seule la longue dernière scène, qui cristallise ce qui coince vraiment dans les rapports à deux, parvient à doser ce qu’il faut de tension, de justesse et d’ironie pour justifier le film. Il était temps.

 

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