Blue Jasmine, de Woody Allen

**  Dites au revoir à l’humour de Woody Allen

Depuis Match Point, on dirait bien que le pauvre Woody a perdu son modjo, n’en déplaise aux critiques parisiens bienpensants qui portent aux nues ce dernier film « parce qu’il parle de la crise et que ça c’est cool« .

Woody Allen

Je ne sais pas, je doute …

Bien que le sujet traité soit pile dans l’air du temps, et que le parti pris de départ paraisse alléchant, Woody Allen signe une critique sans humour dont le propos tourne en rond sans une once de ce cynisme qui fait son génie. Cate Blanchett, plébiscitée dans le rôle de cette riche new-yorkaise égocentrique abandonnée par son escroc de mari et ses rivières de diamants, joue fort bien la femme éplorée et dépressive, certes. Mais sa stature personnelle, bien trop proche du personnage qu’elle campe, vide le film de tout le véritable potentiel humoristique qu’il aurait pu atteindre en choisissant pour ce rôle une actrice à contre-emploi. Au lieu de quoi, Woody Allen nous bassine deux heures durant de la même scène démultipliée à l’infini (ou presque), provoquant un ennui profond trop rarement dissipé par quelques trouvailles scénaristiques.

Comme il le dit lui-même : « L’éternité c’est long, surtout vers la fin. »

Pour approfondir le sujet, lisez  sur RAGEMAG :

Blue Jasmine : triste comme un CSP+ en pleine crise

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