Casse-tête chinois, de Cédric Klapisch

**   « On ne rassasie pas un chameau en le nourrissant à la cuillère. » :                           proverbe chinois

Oui, le chameau, c’est vous.

Je vois pas en quoi c'est compliqué...

Je vois pas en quoi c’est compliqué…

C’est moi aussi, par la force des choses. Parions qu’en sortant de Casse-tête chinois, suite Des Poupées russes, elles-mêmes suite de L’auberge espagnole, vous aurez encore gravement la dalle. Mais grâce à Cédric Klapisch, vous aurez au moins découvert – partiellement – une nouvelle culture : celle des chinois new-yorkais. Youpi.

 « Une méthode fixe n’est pas une méthode. » : autre proverbe chinois.

S’il est bien quelque chose qu’on ne peut pas reprocher à Klapisch, c’est de perdre l’esprit originel de L’auberge espagnole. Que nenni ! Tout y est : la même bande-son, les mêmes acteurs, les mêmes problématiques, à savoir la vie sentimentale et personnelle très (très) compliquée de Xavier, alias Romain Duris. Le voilà donc à New York, sans papiers et sans boulot, pour pouvoir vivre auprès de ses enfants Tom et Mia que Wendy (Kelly Reilly) a embarqué avec elle lorsqu’elle a décidé d’aller refaire sa vie aux States. Easy. Les fanatiques des deux premiers numéros devraient accrocher.

« Trop de colle ne colle plus, trop de sucre n’adoucit plus. » : proverbe… chinois !

Malheureusement, il aurait peut-être enfin été temps de s’affranchir du modèle originel pour renouveler un peu la série, inventer d’autres ressorts comiques, d’autres rebondissements narratifs… Casse-tête chinois fait souvent rire, mais souvent ennuie aussi. On y trouve des trouvailles jouissives, et des redites sédatives. Le hic ? Étaler ce mix des deux opus précédents sur 1h54, 114 minutes entrecoupées de moments mouchoirs-émotions sur la relation père-fils. Quant au « truc » de mise en scène qui consiste à montrer que le film est en fait une histoire racontée par Xavier à son éditeur pour son nouveau roman… on a vu plus fin.

Comme le dit Wendy à Xavier en présence de Martine (Audrey Tautou, pour une fois sympathique) et d’Isabelle (Cécile de France) : « La fille qu’il te faut, Xavier, c’est une combinaison de nous trois. » Comme renouvellement des genres, on a vu mieux.

NB : Les amateurs noteront la présence incongrue mais bienvenue d’une des actrices de House of Cards en la personne de Ju (Sandrine Holt), meuf d’Isabelle dans le film et collègue de Claire Underwood dans la série.

Photo-du-film-CASSE-TÊTE-CHINOIS

C’est bien les mêmes, mais pas habillés pareil. Ça marche comme ça?

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