Iron Man 3, de Shane Black

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L’humour sauvera le monde (et le cinéma par la même occasion)

Le chômage touche même les meilleurs d'entre nous

Le chômage touche même les meilleurs d’entre nous

Si le scénario d’Iron Man 3 n’avait pas été truffé de quelques pitreries d’auto-dérision plus que bienvenues, il aurait pu rivaliser de basse connerie messianico-américaine avec Cloud Atlas. Fort heureusement pour nous, Shane Black, dans l’esprit ironique d’un Expandables, s’est permis un certain degré d’humour qui sauve son film de l’atomisation et même, si si, offre un moment de détente des méninges assez réconfortant (ils ont beau avoir inventé l’armure intelligente et invincible, ils ont sauté l’étape du fil à couper le beurre).

Franchement, je l’avoue, ça a l’air hyper cool méga top chouette de pouvoir mettre des pains à des gros méchants fascistes tendance nerd (plus jamais aucune fan n’aura envie de rouler une pelle à Guy Pearce après avoir aperçu son double geek) avec une armure métallique qui parle avec un accent british pareil.

Assez inculte en la matière, je suis allée voir Iron Man 3 après la séance de rattrapage offerte par M6 quelques jours avant. Du 1 au 3 sans passer par le 2, certes, mais cela n’empêche en rien la compréhension de l’histoire.

C'est balo pour le brushing

C’est balo pour le brushing

Tony Stark (Robert Downey Jr sur la même veine flambeur-looser-clown) et sa Pepper (Gwyneth Paltrow qui a apparemment suivi avec assiduité son régime yoga-pousses d’épinards-coloration capillaire) vont devoir affronter les assiduités machiavéliques de l’abominable Mandarin (Ben Kingsley) couplé à l’effroyable Aldrich Killian (Guy Pearce). Un savant mélange de menace inspiration taliban avec une réminiscence germano-fasciste apte à plaire au public américain. Vous y verrez également les incontournables Président et Vice-Président US, d’honnêtes gars pas très malins pris dans la tourmente des évènements robotiques. Si les combats à mains métallisées rivalisent d’effets spectaculaires et de chutes difficiles à réparer avec un simple pansement mercurochrome, les moments les plus marquants du film demeurent paradoxalement ceux où le second degré se permet le plus de distance avec le genre trop sérieux du super héros qui sauve le monde, à savoir l’épisode avec le petit garçon du Tenesse et celui de l’affrontement ubuesque avec le Mandarin. Que le film se termine bien et que le grand méchant soit puni ne surprendra personne, mais la dramatisation n’est pas ici un élément de critique véritable, puisqu’on n’en attend pas grand-chose. 

Comme quoi, ce qui fait finalement la qualité d’Iron Man 3, en-dehors de l’attachement aux personnages que la franchise s’est efforcée de créer à grands coups de campagne médiatique, c’est cette intrusion du registre de la comédie dans un genre réputé pour ne pas trop apprécier la rigolade autre que sur les thèmes de la blondasse à forte poitrine ou de la droite que l’on vient d’infliger à son adversaire. En clair, ici plus qu’ailleurs il est permis de comprendre pourquoi la saga Iron Man rencontre un pareil succès: il s’agit d’un cinéma qui reste à sa place de divertissement grand public tout en offrant pourtant une nuance de ton qui relève le niveau. Quant à débattre sur l’avenir ou non de la franchise, sur un potentiel Iron Man 4 ou pas, on laissera ce sujet aux véritables fanatiques.

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