Jersey Boys, de Clint Eastwood

                  *  *  *  Le Parrain façon West Side Story, sauce Grease.                                      Fallait y penser, Clint l’a fait.

A 84 ans, Clint Eastwood n’est pas exactement là où on l’attend. C’est à dire dans le biopic musicos back in the sixties. Voilà qui swing un max. Le vieux Eastwood sait comment donner la pêche aux spectateurs les plus avachis. C’est rock’n’roll, c’est vintage, c’est bon.

lalalalalalalaaaaaaaaaaaa

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Tout part d’une histoire vraie. Dans les années 60, un groupe américain se forme, The Four Seasons. Vous pensez ne pas connaître, mais vous connaissez. Non, ce n’est pas l’hôtel cinq étoiles. Et comme dit l’un d’entre-eux : « fuck Vivaldi ». Les Four Seasons, c’est les Four SeasonsCan’t take my eyes of you (reprise la plus connue par Diana Ross), c’est eux. Beggin’, aussi (reprise par Madcon).

Toutes les stars ont commencé par être coiffeurs

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Et donc ce film il raconte quoi ? L’histoire de 4 jeunes gars du New Jersey, tous d’origine italienne, tous un peu paumés, qui décident de créer un groupe basé sur la voix exceptionnelle du jeune Frankie Valli, le talent de compositeur du beau Bob Gaudio, la magouille innée de Tommy et le son de baryton de Nick. Comme mécène, le parrain de la mafia locale, plus paternel que criminel, interprété par le toujours incroyable Christopher Walken.

show à l'américaine

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Et un film pareil, c’est bien ? Oui, c’est bien. Niveau bande-son, autant dire qu’on regrette de ne pas avoir grandi dans les sixties, même si les chorégraphies et les costumes d’époque font parfois bien rigoler. Niveau casting, chapeau. Les 4 acteurs principaux sont plus ou moins inconnus au bataillon, et ça fiche un sacré bol d’air de ne pas voir une tête d’affiche exceller dans un rôle qu’on lui connaît déjà. Ici, tout est plutôt surprenant. Le genre, également, entre biopic et comédie musicale, loufoque et drame. Le rythme est bon, l’image vintage sans tomber dans l’instagram, en bref, c’est juste.

Jersey Boys fonctionne finalement comme un bon rock bien dansé. Alors évidemment, ce n’est peut-être pas le chef d’oeuvre du réalisateur, ni celui de l’année, mais est-ce que l’on a toujours besoin de ça pour s’éclater ?

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