Le promeneur d’oiseau, de Philippe Muyl

*  *  *  Le petit piou-piou qui fait du bien

Le poids de l'héritage

Le poids de l’héritage

Ce film de Philippe Muyl a certainement du passer inaperçu auprès de la plupart d’entre vous. Dommage. Car s’il n’est peut-être pas un grand film au sens de chef d’oeuvre cinématographique, Le promeneur d’oiseau offre l’occasion inattendue d’une balade poétique dans une Chine contemporaine qui ne se restreint pas à la concurrence mondialisée et à la pollution urbaine. La dimension documentaire – campagnes bucoliques, traditions gastronomiques et familles atypiques-, vaut à elle seule le détour, si le scénario en lui-même ne vous fait pas immédiatement roucouler d’amour.

Mes parents, ces grands enfants

Mes parents, ces grands enfants

Un vieil homme décide d’emmener une dernière fois son oiseau chanteur sur la tombe de sa femme à la campagne. Sa petite-fille Renxing l’accompagne. Citadine espiègle trop gâtée, fille unique solitaire de parents overbookés, pour Renxing comme pour nous ce voyage initiatique sonne comme une ode à la nature et à la simplicité. Un peu cliché, ainsi résumé, mais l’histoire touche et fait mouche. Belle sans gnangnan, émouvante sans pathos. Sorte de fable moderne, Le promeneur d’oiseau observe avec tendresse une Chine et un monde contemporain à qui un petit séjour dans les foins ferait le plus grand bien. Une séance de relaxation peu onéreuse chaudement recommandée.

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