Les profs, de Pierre-François Martin-Laval

seau popcornseau popcorn           Jules Ferry doit bien se marrer (ou pas) dans sa tombe

huhu trop rigolo

huhu trop rigolo

Mercredi, jour de sortie et du cours de judo. Pendant que les lycéens de France fument des pétards dans des parkings ou autres squares de quartier, le cinéma français se paye le même jour Les Gamins et Les Profs. Un monde binaire secoué par un rire franchouillard, qui a eu la malchance d’être programmé le premier vrai jour de beau temps de l’année.

Ce matin, le spectacle s’est d’abord déroulé dans la salle. Seule jeune trentenaire au milieu d’un public composé pour moitié de pré-ados en trotinette et de vieux en chemisette, je ne suis pas parvenue à savoir à quel camp j’appartenais. A part moi, il y avait deux autres courageuses outsideuses dans la salle: une Qatari en burka qui a bouclé le chiffre d’affaires de l’année de la buvette en couvrant sa fille de sucreries, et une asiatique à la main cassée qui a passé 1h30 à faire-défaire son bandage à grands coups de scratch tout en prenant en photo son fiston (avec le flash), qui se tenait prudemment à deux sièges de là. Ca commençait très fort.

Sur l’écran, une dream team de sept profs catastrophiques s’acharnait à faire perdre à ses élèves de terminale toute chance d’avoir leur bac. Ca fait toujours du bien de taper sur l’Education Nationale. De Christian Clavier, amorphe prof de maths accro au jus de carotte bio, à Isabelle Nanty, prof d’anglais hystérique, un seul et unique constat: impossible de savoir qui est le plus naze entre les profs et leurs élèves. En fait si, on le sait. Les profs. Bouh.

... c'est nous!

… c’est nous!

Adapté de la bande dessinée du même nom (je n’utilise pas le mot « éponyme » pour éviter les critiques de pédanterie orthographique, cqfd), Les Profs de PFML, dit Pef (Robins des Bois), est un film à l’univers coloré et bon enfant dont la transposition à l’écran ne parvient pas à la hauteur d’autres exercices du genre comme Les Lascars. Populaire, oui, sympathique, certes, amusant, parfois, réussi, moyennement. 50% au bac, c’est pas gagné. Hormis quelques franches rigolades, le film se déroule un poil trop tranquillement, frôlant par moments le dégonflage pur et simple. La bonne humeur que mettent ses acteurs à y jouer participe cependant beaucoup au sauvetage de l’ensemble. D’Alice David (Bref) à Kev Adams (cancre à répétition depuis la série SODA), on y retrouve des figures sympathiques du petit écran qui donnent un air familier au film. De là à se croire dans son canapé et à zapper pour ne pas rater la rediffusion de Top Chef, il n’y a qu’un pas.

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