Maps to the stars, de David Cronenberg

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Cronenberg, c’est un nom de réalisateur qui en jette. On ne sait jamais vraiment tout ce qu’il a fait, mais c’était sûrement vachement bien. Y a pas genre Les promesses de l’ombre dedans ? Si, il y a, avec aussi, entre autres, History of violence, A dangerous method, Cosmopolis.

fuck me, I'm famous

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Cronenberg, dans la même veine que Cosmopolis, met Robert Pattinson dans une limousine et s’attaque à l’univers fantasmé des riches et des célébrités. Sauf que Robert, ce coup-ci, n’est pas milliardaire mais chauffeur, apprenti comédien. Il y rencontre une fille (Agatha, alias Mia Wasikowska) vraiment jetée, névrosée et suicidaire, abandonnée par ses incestueux de parents et sa baby star de frère. The famille de monstres par excellence. Il s’y tape aussi Julianne Moore, alias Havana, star hystérique en manque de fraîcheur. Dans Maps to the stars, en référence à la carte des maisons de stars à LA que les guides touristiques distribuent aux fans lobotomisés, les people sont beaux, et complètement tarés. Reluisants dehors, puants dedans. Un message, dixit David Cronenberg lui-même, qui reflète tout à fait la réalité. Plus grinçant, plus noir, plus déjanté que le parti-pris de la papesse rose bonbon du genre, Sofia Coppola.

La freak n'est pas forcément celle que l'on croit

La freak n’est pas forcément celle que l’on croit

Le résultat, un film étrange, très très étrange, esthétique jusqu’aux plus petits détails, comédie humaine grinçante à la limite du paranormal, c’est pas mal donc, c’est maîtrisé, c’est osé, mais voilà, ça s’arrête là.

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