Sunhi, de Hong Sang-soo

*  *  *   Le film de plage de l’été : sensible, romantique, et un peu lénifiant

Ce petit film coréen (du réalisateur de In another country et Hahaha) a sûrement échappé à beaucoup : peu distribué, peu marketé, sans action, violence, sexe ou effets spéciaux, il n’a en effet rien du blockbuster de l’été. C’est pourtant un film de saison, qui s’étire au rythme d’un vacancier de bord de mer, (très) tranquillement, poétiquement.

La lettre à ne pas prendre au pied de la lettre

La lettre à ne pas prendre au pied de la lettre

Sunhi est une jeune étudiante en cinéma. Ambitieuse mais doutant de son talent, elle demande à l’un de ses anciens professeurs de lui rédiger une lettre de recommandation pour une université à l’étranger. Son retour dans ce milieu dont elle avait disparu l’entraîne à se confronter à trois hommes, amis, qui sans le savoir s’entichent chacun d’elle. Leurs discussions, généralement enivrées, les amènent à parler de la jeune femme et de tourner en rond autour de la même question, tels les dindons de la farce. Mais elle, qu’en pense-t-elle ?

Le quiproquo interminable

Le quiproquo interminable du trio

Sunhi est une fable animée, une satire attendrie et pourtant poignante de la comédie amoureuse et de la quête de soi. Cette fausse légèreté dans le propos et le traitement rappelleront aux amateurs les Contes moraux d’Eric Rohmer. On y est très proche. Ambiguité amoureuse, rivalité et amitié scandent les phrasés de ce film en 3 actes. Doucement et intensément à la fois, comme le ressac mélancolique de cette mer que vous regardez au loin.

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