World Wide Z, de Marc Foster

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C’est rassurant de savoir qu’il y aura toujours un bel Américain                            pour sauver le monde

c'est vrai qu'ils courent vite ces cons

c’est vrai qu’ils courent vite ces cons

Y a pas à dire, de loin, World Wide Z - comme zombie, bien sûr – fait le job. On sursaute, on transpire, on admire le sang-froid de Brad Pitt tout plein de bonnes intentions et de sueur de héros. Trop beau. Par contre c’était vraiment pas sympa de finir le film en précisant la destruction de Mexico City. La géopolitique (et que dire du rôle joué par Israël) ne devrait pas se mêler de blockbuster.

Malgré un manque certain d’identité, World War Z réutilise tous les codes du genre (du blockbuster, pas du bon vieux film trash de zombie underground, assez peu présent) avec une science du rythme et de la répartie qui maintient les mains du spectateur moites une bonne moitié du film. Dommage que cela ne dure pas plus longtemps. Un démarrage sur les chapeaux de roue et une fin au point mort… tristesse de la dégringolade d’un scénario qui fait la part belle aux effets visuels et tente même ici ou là des petites pointes d’humour familial bienvenu. Un verre après le film et on l’a déjà oublié. Voilà un dvd qui ne sera pas sous le sapin Noël prochain.

Gerry (Brad Pitt), ancien membre des forces spéciales de l’ONU, coule une petite vie tranquille avec sa femme Karin (Mireille Enos), sosie de Jessica Chastain (problème de budget?). Ils ont deux mignonnes fillettes dont l’une est asthmatique parce-que-ça-rajoute-du-suspens-quand-ils-se-font-courser-par-de-vilains-zombies. Mais ce n’est pas si facile d’être un héros. Lorsque l’humanité se transforme à vitesse grand Z en zombies, l’ONU, qui apparemment est devenue entièrement Américaine, vient chercher le gentil Gerry pour sauver la planète.

Ca fera bien sur le buffet du salon comme photo de famille

Ca fera bien sur le buffet du salon comme photo de famille

Le grand problème de World War Z, c’est peut-être finalement d’avoir dépensé 190 millions de dollars pour transformer un sujet de niche en blockbuster familial. Quant à la subtile référence à l’épisode 2, qui clôt le film par un délicat « mais la bataille ne fait que commencer« , elle rappelle au spectateur que l’industrie du cinéma est surtout là pour faire du chiffre. Vraiment dommage.

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